 Je ne suis généralement pas amateur de ce type-là de Black Metal, autrement nommé "Funeral", caractérisé par la lourdeur du Doom et des atmosphères très sombres, mais là, j'avoue que d'entrée, The Austrasian Goat m'a scotché, littéralement. J'ai bien du mal à décrire cette musique quasi divine, atmosphérique, pachydermique, éthérée, qu'une voix distendue pleine de souffrance sature d'émotions... Quand j'y repense, c'est à Filosofem de Burzum, précédemment chroniqué, que ce disque me fait penser.
Mais il serait difficile de mettre des mots sur tout ce que dégage l'oeuvre. Je suis subjugué, sous le charme et totalement immergé dans la contemplation – il va falloir que je me penche plus sérieusement sur de tels objets ! Bref. The Austrasian Goat - nom qui vient de l'Histoire de l'Austrasie, un pays qui naquit au Moyen-Âge entre la France et l'Allemagne, où l'on refusait le christianisme et où le paganisme reprit vigueur – est un disque majeur que je ne cesse de passer régulièrement, sans y trouver quoi que ce soit à lui reprocher. Fruit d'un seul homme, The Austrasian Goat a ici conçu une oeuvre monumentale, compacte, énormissime, nous happant dans des ténèbres abyssales, au fond desquelles se trouvent certainement, accompagnée d'un retour dans le passé, une lumière oubliée, spectrale, mélancolique... Que dire d'autre ? Vous y trouverez tout ce qui fait l'excellence du Funeral Black Metal, en mieux et avec une reprise du groupe Grief en prime. Si un jour je passe dans ton coin The Goat, nous irons discuter autour de quelques bières !
The Austrasian Goat, autrement dit Julien/The Goat ex-guitariste/hurleur de Shall Not Kill, a non seulement fabriqué une Oeuvre majeure du genre, mais également une oeuvre pétrie d'émotions. D'ores et déjà un classique. J'adore...
Verdict :
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